mardi, octobre 31, 2006

Se croire ce que l'on est pas.

J'ai maintenant 21 ans. C'est pas très vieux et ce n'est plus jeune. Je suis capable de faire la part des choses. Je suis capable de comprendre bien des choses aussi. Et, heureusement, je n'ai plus besoin de la petite école pour croire en quelque chose.

Par le fait même, je vois les gens autour de moi vieillir aussi. Il y en a que je connais depuis longtemps, d'autres que je connais depuis peu. Je pourrais très bien séparer mes connaissances dans ces deux groupes, mais ça ne voudrait rien dire. Je devrais plutôt dire ceux qui sont authentique et ceux qui ne le sont pas.

Partout où je vais, il y a toujours quelqu'un qui se croit au dessus de ses affaires. Une personne qui malgré le peu de choses qu'elle sait persiste à nous faire croire qu'elle est çi ou qu'elle est ça.

Il y a cette chanson de Jean Leclerc (Everybody wants to leave) qui raconte la vie de quelqu'un qui connait tout le monde, qui a des "plugs" un peu partout pour faire un disque de musique avec untel pour finalement dire que ça ne marche pas à cause d'un petit pépin. Cette personne qui parle juste d'elle crée le même sentiment dans le coeur de ceux qui l'écoute... she just don't get that everybody wants to leave.

Ça c'est la personne qui s'est convaincu elle-même de ce qu'elle n'est pas ou plutôt de ce qu'elle voudrait être. On a tous nos rêves, on a tous nos fantasmes, nos fabulations, mais il faut faire la part des choses entre le rêve et la réalité. Il faut trimer dure et arrêter de parler. Le fait de se vanter de quelque chose qu'on a pas encore ne fait que se tirer dans le pied lorsque le projet tombe à l'eau. Pourquoi ne pas faire ce qu'on a faire de son côté et quand on atteint notre but, on le dit aux autres? Nous sommes tous des Thomas. On va l'crère quand on va l'vouère.

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Il y a également la personne qui croit être autre chose à cause de quelqu'un d'influent dans sa vie.

Je prend exemple sur un gars dans mon équipe de hockey. Un petit gars de 18 ans qui n'a pas fait le Junior A et qui s'est ramassé dans le Junior B. Jusque là, c'est la triste réalité. Sauf que la réalité se voit déformer quand le père du petit gars va voir le directeur pour lui demander une autre chance parce qu'il croit dur comme fer que son gars est assez bon pour être dans la meilleure équipe. Ainsi, le père va voir le fils pour lui dire qu'on lui laisse une deuxième chance, car le coach croit avoir fait une erreur.

Même scénario, le gars se fait couper du "grand" club et se ramasse avec les autres... les perdants. Je dis perdants parce qu'en voyant l'attitude du gars depuis le début de l'année, il a l'air de nous prendre pour des perdants.

Ça c'est parce que le paternel répète au petit gars qu'il est le meilleur et que les autres ont fait erreur.

Comment prouver à quelqu'un qu'il a fait une erreur? En travaillant et en démontrant qu'on mérite notre place. Or, pour lui, ce ne semble pas être le cas. Se croire pour Alex Kovalev ne fait pas de nous un Alex Kovalev.

Ainsi, notre Kovy n'écoute pas les conseils des autres. Il mange la rondelle, il ne patine pas et quand on va lui dire "Écoute, fait de la passe. Arrête de toujours garder le puck et joue au hockey." On se fait répondre "Ouin, mais y'a jamais personne qui me suit."

Encore une fois, on n'entend pas le garçon, on entend le père. Celui qui, à la maison, redit à son gars "Lâche pas, joue ta game à toi, pas aux autres et qui sait, peut-être qu'il va y avoir des éclaireurs de la grande ligue qui vont traîner par là.".

Grosse bullshit!

À 22 ans, l'enfant ne pourra plus jouer dans le hockey mineur. Il sera désormais membre d'une ligue de garage quelconque avec le paternel. Le pire dans tout ça, c'est que dans la petite tête du jeune, tout ce qui restera gravé est "Si le coach ne m'avait coupé, j'aurais pu aller loin. Ils sont contre moi!"

À 25 ans, l'enfant devenu adulte va commencer à murir sans l'aide de son papa. C'est là qu'il va se dire "Merde... Ça fait quatre ans que je ne joues plus dans le mineur. Je m'ennuis de ces années là à aller jouer au hockey avec une gang de chums dans le seul but de gagner. Que je sois dans le Junior B ou le Midget AAA. Mon but c'était de jouer au hockey pas d'en faire une histoire de gammick."

Le gars se mettra à pleurer intérieurement et probablement qu'à la prochaine partie de sa ligue de garage, il commencera à patiner, à passer la rondelle, à bien jouer défensivement et à aimer jouer au hockey.

Parce que c'est pour ça qu'on joue au hockey.

samedi, octobre 21, 2006

L'oiseau et le fusil.

C'est aujourd'hui que je m'en vais vivre ma première fois à la chasse.

Ça n'a jamais été un loisir dans ma famille. Mon père y est jamais été (du moins, je crois) et je n'ai pas connu mes grands-pères assez longtemps pour qu'ils m'y emmènent. Encore là, y allaient-ils eux aussi?

Enfin bref, tout ça pour dire que celui qui me fera goûter au son du coup de fusil, c'est ce cher Élie. Nous emprunterons la rivière des Milles-Îles pour se diriger sur le fleuve à bord d'une barque (d'une chaloupe? d'un bateau? c'est comme des chinois, ça, ils se ressemblent tous).

Le soleil semble vouloir se lever alors que je me lève moi aussi. Bonne nouvelle, parce qu'il paraît qu'il fait froid, là-bas, sur l'eau. Ce sera très paisible, on pourra jaser comme on veut, on pourra tirer vers le couché du soleil (si les outardes veulent bien passer au dessus de nos têtes.) et peut-être que je reviendrai avec un canard à manger.

Je viendrai faire le compte-rendu ce soir ou demain soir puisqu'après la chasse, ce sera le hockey du Canadien et notre camarade José Théodore!

PS: Avis aux hippies, je m'en contre-fou de ce que vous pensez, j'irai chasser quand même. Si ça peut vous rassurer, on fumera de l'herbe. Vous aimez ça vous... l'herbe.

mercredi, octobre 18, 2006

La gamme de do.

D'où je viens, la musique est belle
Récrire les symphonies,
Mixer les pistes,
Fascine notre existence.
Solo, duo, groupe,
La musique reste la même.
Si seulement la cause
Dominait l'argent.

mardi, octobre 17, 2006

Si j'étais

Si j'étais bon pour jouer dans la Ligue National, je serais Mario Lemieux.

Si j'étais un guitariste hors-pair, je serais Jimi Hendrix.

Si j'étais gros et fort, je serais Hulk Hogan.

Si j'étais brillant et poétique, je serais Francis Cabrel.

Si j'étais un génie, je serais Bill Gates.

Si j'étais un sapré comédien, je serais Al Pacino.

Si j'étais très philosophe, je serais Fredrik Neitzsch

Si j'étais un bon politicien, je serais ... euhh ...

lundi, octobre 16, 2006

2030, les Tirebouchons.

16 octobre 2030, l'heure est au bilan.

Il y a maintenant près de 25 ans que les Tirebouchons existent, du moins existaient. Ceux qui nous ont tant fait rire avec des succès tels Ghislain, E.C.C ou encore L'oiseau et le laitier et qui nous ont tant fait pleurer avec Aline, Paradis Terrestre et Cheval de Fer sont séparés depuis 7 ans déjà.

Ils ont remplis le Centre Bell plus souvent que le Canadien de Montréal lors de la saison 2010-2011 et ils ont même réussit à garder le Stade Olympique pour le rebaptiser le Stade Tirebouchonneux. Plus de 13 millions d'album vendus en carrière. Le plus impressionnant dans tout ça est qu'ils n'ont crées que quatre albums (Festin Estival, Les Tirebouchons scrappent Noel, Les Tirebouchons scrappent Pâques, Les Tirebouchons chantent Garou).

Mais maintenant, que sont-ils devenus? Voilà un portrait des plus grandes légendes québécoises souvent immitées, jamais égalées.

Alexandre Désy, le batteur qui a joint le groupe en 2006 est désormais rendu le Normand Brathwaite du Québec. Il a pris les reines de Belle et Bûm. Il s'est marié avec Marie-Chantale Toupin pour la troisième fois en 2027. Malheureusement pour lui, l'idylle n'a duré que trois semaines alors que la plantureuse blonde se soit tué lors de l'effrondrement du viaduc de la Concorde (eh oui, encore celui-là!).

Vincent Picard, le bassiste qui est un des trois membres fondateurs du groupe culte a perdu la vie en 2025 des suites d'un mélange de trois cancers qui se voulait un véritable coktail molotov. Cependant, sur son lit de mort, le jeune punk aurait dit avoir vécu une vie formidable avec sa compagne, la groupie désormais célèbre, Karine Beauchamp. Il aura passé toute sa vie avec la cousine de l'autre (ils se sont rencontrés en secondaire 2). À sa mort, Picard était le propriétaire de l'Impact de Montréal. Il avait comme projet de dissoudre l'équipe et de se servir du Centre Claude-Robillard pour faire des fêtes pornographiques.

Alexandre Proulx, le guitariste et chanteur du groupe est malheureusement mort d'ennuit il y a quelques heures à la suite d'une trop longue ovation. Lors d'un spectacle nommé "Alexandre Proulx se câlisse des autres Tirebouchons et joue les tounes du groupe seul au Stade Tirebouchonneux", les spectateurs lui ont réservé une ovation qui a duré près de sept ans. Le pauvre en a succombé par manque de nourriture et d'eau, comme les 60 000 spectateurs présents. On se rapellera tous de son apparition dans la télésérie "Lance et Compte la re-reconquête" où il jouait l'arrière petit fils de Pierre Lambert.

Toby Laflamme, le chanteur qui a été le premier a quitté le groupe pour des raisons obscures. Plusieurs langues sales disent qu'il aurait voulu quitter pour s'alligner avec Kain. Les autres membres du groupe ont toujours dit que Laflamme avait une fixation envers les auteurs de "Embarque ma belle", mais jamais ils n'auraient cru se faire balancer pour eux. Malheureusement pour lui, Kain l'a soumis au ballotage et Laflamme s'est finalement ramassé avec le groupe So Watt qui tentait un retour après 15 ans d'absence. Aujourd'hui, Toby entraîne des chiens à devenir célèbre. Son plus gros coup canin serait Michel Villeneuve à l'émission 110%.

Rémi Giguère, le "lead" guitariste qui est revenu de France (en 2006) bourré comme jamais vient tout juste de dégrisé. Durant toutes ces années à être saoul comme jamais, ses paroles les plus marquantes auraient été "I'm not think as you drunk I am" et "Fak là j'arrive à Bruxelles... non, à Gruges... non à Copenhague... à tabarnak, j'arrive là où s'a pétait d'la broue pis j'ai dis, une autre bière sinon mon nom c'est pas Rémi Giguère!" Au début, les gens venaient voir le spectacle que pour entendre ces deux phrases magiques du guitariste légendaire. Aujourd'hui, Rémi serait entrain de chercher la réponse à sa quête "Qu'est-ce que j'ai fais ces 20 dernières années".

Voilà, c'était le survol historique des Tirebouchons.

Si vous voulez les revoir pour une dernière fois, vous le pourrez. Il y aura un dernier spectacle au Stade Tirebouchonneux. Vu leur mort, Alexandre Proulx et Vincent Picard seront remplacés par Marilou (la fille qui chante) et le gagnant de la 27ème édition de Star Académie, Mathieu Snyder.